8h mon réveil sonne, je me lève le dernier car maman commence le « vavail » avant moi, elle me laisse dormir plus longtemps car il n'y a pas assiya à emmener à l'école. J'ouvre les volets et le je remarque que le temps n'est pas fameux, il pleut même, pendant un court instant je me dis que je vais demander à maman de ne pas vous emmener au relais ce matin vue le temps qu'il fait et étant donné que tu avais de la fièvre et que tu toussais cette nuit. Je le pense mais je ne le dis pas, après tout vous êtes déjà sorti sous la pluie et ce n'est pas un peu d'eau qui va te faire peur toi qui en boit des litres !
Je sors de la chambre, tu m'aperçois au fond du couloir et tu te précipites dans mes jambes pour me faire un câlin plein de force et d'amour, je me baisse pour t'embrasser et comme je ne suis pas raser, tu ne trouve pas que mes joues sont accueillantes pour un baiser « a pik papa » mais c'est pas grave tu touche sous mon ½il gauche et tu dis « a pik pas là » et tu me fais trois gros bisous. Je me douche, m'habille et embrasse ta maman pour lui dire au revoir, je t'appelle en te disant que je m'en vais mais tu es trop occupé avec tes copains pour venir me refaire un bisou alors tu te contentes de me répondre quand je te dis « à midi » en criant « midi ».
J'arrive au café en face du magasin et là quelle ne fut pas ma surprise, surprise assez désagréable pour commencer la semaine de voir que la maman de ta grande s½ur y est aussi et avec son nouveau copain, c'est pas possible c'est mon café ici, j'y viens tous les jours, elle va quand même pas s'incruster jusqu'ici ! C'est la première fois que je la vois là. J'avale mon café avec mes collègues et on ouvre le magasin la matinée se passe normalement, quelques clients, des coups de téléphone, je pense à toi, à ta maman comme tous les jours, je suis heureux la vie est belle.
J'arrive au café en face du magasin et là quelle ne fut pas ma surprise, surprise assez désagréable pour commencer la semaine de voir que la maman de ta grande s½ur y est aussi et avec son nouveau copain, c'est pas possible c'est mon café ici, j'y viens tous les jours, elle va quand même pas s'incruster jusqu'ici ! C'est la première fois que je la vois là. J'avale mon café avec mes collègues et on ouvre le magasin la matinée se passe normalement, quelques clients, des coups de téléphone, je pense à toi, à ta maman comme tous les jours, je suis heureux la vie est belle.
Vers 10h30, Mireille me passe un appel, « c'est un gendarme » me dit-elle « il veut te parler ». « A moi ? », « oui à toi », je prends l'appel « bonjour, c'est le gendarme Michel à l'appareil, est ce que vous pouvez venir vite au relais des hauts quartiers, votre fils a eu un accident, il a été renversé par une voiture » ma première question est pour toi « comment va-t-il ? », le gendarme me répond « les pompiers s'en occupent », ma deuxième question est pour ta maman, « comment va ma femme ? » « elle va bien, elle attend à côté ». Je fonce au bureau, je demande les clefs à Alain, je prends le camion et fonce au relais, dans ma tête je ne sais pas ce qui s'est passé, tu n'es forcement que blessé, je ne vois pas d'autre possibilité, j'arrive sur place il y a beaucoup de monde, gendarmes pompiers, et du sang sur le trottoir, j'attrape le premier gendarme que je croise et je lui demande où tu es, il me répond que tu es dans l'ambulance, que le médecin s'occupe de toi, je demande où est ta maman, on m'emmène la voir dans une autre ambulance, je rentre, elle est là recroquevillée par ter sanglotant, hurlant, avec mamy Brigitte, je demande ce qui s'est passé, et elle m'explique tant bien que mal qu'un monsieur a reculé contre toi alors que vous étiez tous sur le trottoir. Je ressors de l'ambulance et cherche cet homme, je demande où il est, je veux le voir mais on me dit qu'il est à la brigade en train de faire sa déposition, je note quand même machinalement sa plaque d'immatriculation dans ma tête (4321 WE 71) je repère la marque et le type de la voiture, je ne sais pas pourquoi mais je le fais. Je me précipite vers mon ami Christophe le pompier, je luis demande de me dire comment tu vas et il ne me parle pas, il se contente de hocher la tête et là je comprends, horreur absolue, tu nous a quitté, je ne fais que tourner en rond en répétant « mon fils, 2 ans et demi, c'est pas possible » je fais des signes du bras pour montrer ta petite taille, j'implore le ciel. Je pense tout de suite à ta maman je me dis que notre vie est foutue, qu'elle ne s'en remettra jamais. Le maire arrive, il me prend dans ses bras, veut que je rentre dans la salle pour m'asseoir, mais moi je ne veux pas, ma place est avec ta maman, je veux retourner vers elle. Dans l'ambulance, elle pleure de plus en plus, me demande d'aller dire au médecin d'essayer encore, qu'il continue de te soigner, que c'est pas possible que tu n'es pas mort. J'appelle alors ton Yaya qui est au bureau et qui travaille ce matin, je lui explique « papa viens vite au centre social, Timéo s'est fait renversé par une voiture... il est mort papa ! » Yaya me répond « non c'est pas vrai » « si papa il est mort ». Il arrive peut de temps après, il me demande ce qui s'est passé, je ne sais pas trop, j'explique comme je peux, je regarde Yaya et je lui redis que tu es mort, et il me répond « c'est une catastrophe ». Je pense tout de suite que notre vie est foutue et que rien ne pourra nous séparer après ça ta maman et moi.
Nous descendons aux urgences de l'hôpital, tu es dans une ambulance et nous dans une autre, on roule doucement, je suis blotti contre ta maman, incapable de lui dire quoi que ce soit, je pense à tout, à rien. On arrive aux urgences, maman est livide, incapable de parler, on rentre dans une salle elle s'assoie et je suis à côté d'elle, l'infirmière veut lui donner un cachet mais elle n'en veut pas. « Aphie » arrive, je lui tombe dans les bras elle me dit de pleurer et pleure avec moi, je ne sais plus quoi faire, quoi dire, un infirmier vient me demander des habits pour toi, pour qu'il puisse te changer, te préparer comme ils disent, alors je donne les clef à mamie Sophie pour qu'elle y aille.
Pendant ce temps je tourne en rond, je reste vers ta maman, je ne sais pas combien de temps il se passe je n'ai plus la notion de quoi que ce soit, on commence à s'impatienter, on veut te voir, mais les infirmiers tardent à t'emmener, alors on redemande, on s'énerve et finalement on peut te retrouver mon c½ur. Tu es dans un petit lit, la première chose que je dis quand je te vois c'est « ho non mon bébé c'est pas vrai ! »
Tu es là, endormi pour toujours, presque souriant, tu as un léger bleu sur la joue et un peu de sang qui coule de ton oreille. Tu es encore tout chaud, tes cheveux sentent bons, j'attrape ta petite main et je l'embrasse. Je ne sais pas combien de temps on est resté là mais on t'a beaucoup parlé et cajolé, tu semblais juste endormi.
Je suis parti avec maman et Brigitte chez Brigitte, on devait attendre pour aller signer des papiers alors Brigitte nous a emmené chez elle. Là, allongé sur le canapé, je soutenais ta maman mais je ne savais toujours pas quoi lui dire, on a bu quelque chose et on attendait. Je suis descendu pour téléphoner à papi cricri, il était déjà en route, j'ai appelé mon copain Pierre pour qu'il annonce la catastrophe à tout le monde, j'ai rappelé Yaya, il était en route pour aller chercher tonton Simon à l'école.
Les minutes passent et cricri arrive, il me tombe dans les bras, je pleure avec lui, il me demande ce qui s'est passé et je lui explique comme je peux, je lui demande de monter voir sa fille car elle a besoin de lui. Quelques minutes plus tard, on va à l'école chercher ta grande s½ur, j'explique à la maîtresse rapidement que tu es parti pour toujours, en même temps, je me rends compte que nous ne viendrons jamais te chercher dans cette cour d'école, que tu ne fera pas ta rentrée. J'explique à Massilia, j'ai l'impression qu'elle ne comprends pas car elle ne pleure pas tout de suite, elle ne pleure que lorsque ta maman la prend dans ses bras.
l est l'heure de retourner à l'hôpital, on s'arrête chez le fleuriste ton papi achète toutes les roses rouges du magasin pour te les emporter. On arrive aux urgences, tu es toujours là mon amour, toujours dans ce petit lit, je porte ta s½ur, elle pleure immédiatement en te voyant, elle t'embrasse sur la main et je la redonne à sa mamie Brigitte, Cricri pose les roses au pied de ton lit, je te prend de nouveau la main, on s'assoie à coté de toi, je passe mon bras derrière le cou de maman et je lui dit que tu es paisible, que tu dors avec presque un sourire aux lèvres. Je veux pas qu'elle reste trop longtemps vers toi, cricri et Sophie me dise qu'il faut qu'on parte, que c'est pas bon et moi bêtement j'empêche maman de rester vers toi, persuadé qu'elle se fait du mal, je ne sais pas pourquoi. Tata Manine et doudou arrivent, je prends tata dans les bras et je lui dis « c'est Timéo, Marine, il est mort » On nous appelle pour signer l'acte de décès, je n'arrive pas à y croire. Tu vas être emmené maintenant, au funérarium en face de chez nous.
Le monsieur nous reçoit pendant qu'on t'installe on rempli encore des papiers, je dois aller te chercher des habits et des chaussures pour ton dernier voyage, alors je remonte à l'appartement, je rentre dans ta chambre et me précipite sur ton lit, je sens ton oreiller, j'attrape ton pyjama, tes doudous, je les renifle comme un fou à la recherche de ton odeur, je pleure, j'ouvre tes tiroirs de commode et je choisi tes habits et tes chaussures, je ne sais plus exactement ce que je t'ai pris, sauf que je me souviens de ta chemise verte, de ton petit boxer et de tes kikers fourrées. Je rejoins les autres dans le bureau du monsieur, ton cercueil est choisi, les papiers sont prêt, reste à attendre qu'on puisse te voir.
On remonte à la maison, maman est avec Mamie Nathy qui est arrivé avec tonton et tata, moi je suis en bas sous le porche avec cricri, on vient de me redonner les habits que tu portais ce matin, ils sont dans un sac plastique de l'hôpital, j'ouvre le sac et là quelle horreur, que de sang, ton t-shirt est déchiré et maculé de sang comme ton pantalon, mais le pire c'est que ta culotte est pleine de pipi et de caca, je t'imagine alors coincé entre le mur et la voiture, tu as du avoir si peur, si mal pour que tu te vides à ce point. Je dis à cricri ce que je vois, je lui demande ce que je fais du sac et de tes vêtements, faut-il que je les jette je pense que oui et comme papi est de mon avis alors je les met dans la poubelle. Je ne veux surtout pas que maman tombe dessus car je pense que ça lui ferait trop de mal de voir que tu as fais tes besoins dans ta culotte toi qui était propre comme un grand et depuis longtemps.
On peut enfin aller te voir au funérarium, les derniers tata et tonton sont arrivés et tu es prêt. Tu reposes sur une petit table toute froide, tes mains sont gelées, et j'ai du mal à les réchauffer avec les miennes, mais j'y arrive quand même, tu es si beaux et toujours si paisible, les tatas pleurent, ne veulent pas y croire mais c'est pourtant vrai. Il y a un livre posé à l'entrée de ta chambre, j'y marque tout de suite quelque chose, on t'a emmené ton livre préféré papouf prend son bain et on te le lit maman et moi.
Comme aux urgences, je veux que maman te laisse de peur qu'elle se fasse trop de mal à rester vers toi alors je lui dit qu'on doit partir, qu'on va revenir et que le monsieur nous a donné le code du portail, on peut venir te voir quand on veut. Je suis retourner voir le monsieur, lui demander comment ça allait se passer pour toi, on est tous les deux avec toi dans la petite chambre, tu tiens une rose rouge dans ta main droite, je veux m'assurer qu'il n'y a pas d'épine dessus pour pas que ça te pique mais le monsieur me dit qu'il ne faut pas te toucher le bras car il est cassé à cause du choc.
Je lui demande de ne pas le dire à maman pour pas qu'elle se dise que tu as eu un bobo au bras et il me répond que de toute façon d'après le docteur tu es parti tout de suite après le choc, tu n'as pas eu le temps de souffrir. A vrai dire je suis soulagé et je me dis que c'est sûrement pour ça que tu sembles sourire, tu devais être content de rentrer à la maison et tu devais sourire naturellement et comme la plupart du temps.
La semaine passe, on ne dort pas ou peu, maman prends des médicaments, moi aussi, des gens viennent te voir, nous aussi, souvent, maman a même voulu venir en pyjama et c'est moi qui l'ai récupéré en caleçon sur le trottoir. J'ai rangé ta chambre un peu afin qu'on puisse y aller sans marcher sur tes jouets, on se repose parfois dans ton lit avec ta super couette oui oui. Ton enterrement est prévu le vendredi, il y a beaucoup de monde, Yaya est venu me prendre dans ses bras le matin dans ma chambre pour me dire à quel point il m'aimait, ça fait bizarre d'entendre ça de sa part. On ne mange presque pas à midi.
La veille avec maman quand elle prenait un bain, elle m'a dit un petit texte que j'ai mis en forme et qu'elle souhaite lire à la cérémonie, je ne sais pas si elle en aura la force mais je serais prêt d'elle pour la soutenir. Je prends ta belle photo qu'on a faite faire par la photographe et on va te dire un dernier au revoir, tu emporte avec toi des photos de tout le monde, des jouets, tes doudous bien sûr mais aussi ta gourmette et ta médaille sur laquelle on a fait graver « tes parents qui t'aiment » tu as la balle couverture mickey que le père noël t'a apporté chez mamie Nathy. Maman et moi on trouve que tu est un peu à l'étroit la dedans mais en fait non ça va il reste de la place au pied. Je me souviens que j'ai été le dernier à t'embrasser sur le front et que je n'ai pas pu te dire adieu, mais juste au revoir.
Une fois la couvercle posé, ta maman hurle de peine et d'horreur, tata Nini s'en bouche même les oreilles tellement ce cri de désespoir glace les sangs. On arrive à l'église, il y a un monde, c'est pas croyable, tout ces gens pour toi, je n'en crois pas mes yeux, je ne reconnais personne, je reste vers maman, je l'aide à marcher, elle a beaucoup de mal tu sais, elle a perdu du poids et a fait quelques malaises ces derniers jours alors je ne la lâche pas d'une semelle, tu sais comme je tiens à elle n'est ce pas ? La cérémonie est émouvante, quand ton petit cercueil blanc arrive tout le monde se lève et le silence est partout, on dirait que la ville entière s'est arrêtée de vivre pour ton dernier voyage. Maman lit son texte, très forte maman, tu as du être fier d'elle elle t'a fait honneur, puis c'est au tour de tes tatas Anine et Manine qui raconte brièvement quel gentil petit garçon tu es : Timéo,
Tu es arrivé après une longue nuit le 30 novembre 2004.
Déjà, à la maternité tu nous souriais.
Jour après jour, de près ou de loin, on a pu suivre ton évolution : ton 1er chicot, tes 1ers pas, ton goût pour la musique ou la danse.
Très tôt tu t'intéressais à tout, curieux de découvrir le monde qui t'entourait ; toujours prêt à rendre service, tu n'hésitais pas à sortir ta brouette ou ton aspirateur pour aider les grands.
Pour tes 1ers mots, il a fallu être plus patients et faire preuve d'imagination. Mais malin comme tu étais, tu réussissais toujours à te faire comprendre, comme quand tu embarquais ton Yaya pour un tour de moto.
Toujours souriant, attentionné, tu t'inquiétais des autres, prêt à partager tout tes bonbons et tes gâteaux ; et sortant immédiatement ta trousse de docteur pour une auscultation d'urgence.
Aujourd'hui, ton Papa, ta Maman, Massilia et nous tous, gardons dans notre c½ur les images du bonheur partagé avec toi.
Nous t'aimons et t'embrassons tendrement.
Puis c'est au tour de Sophie de lire quelque chose, et de souhaiter plein de cauchemars à celui par qui tu nous a été enlevé. Ta maman n'en peut plus elle pose sa tête sur mon épaule et s'évanouie, je la porte à bout de bras comme on porte un bébé, jusqu'à la voiture afin qu'elle puisse s'allonger, elle est tellement à bout de force ta petite maman qu'au cimetière elle est sur un truc qui t'aurais bien plus, une chaise roulante. Nous te disons un dernier au revoir, tout le monde te donne une rose blanche et passe vers nous pour nous embrasser, je n'arrive pas à croire ce qui se déroule devant moi, pas toi mon amour, pas mon fils chéri, que va-t-il se passer maintenant, vais-je réussir à aider maman a s'en sortir ?
Nous sommes tous allé chez Yaya et Sophie, dans cette grande maison que tu aimes tant, certains boivent, d'autres pleurent, moi je ne peux m'empêcher de descendre dans le garage et de m'asseoir sur la moto, puis sur le tracteur et je t'appelle pour que tu viennes faire un tour avec moi, mais tu ne viens pas, tu ne viendras plus. Tout le monde viens me voir pour m'embrasser et tout le monde me dit d'être fort, être fort pour Massilia et pour ta maman, on me répète de prendre soin de maman, moi j'ai envie de leur dire que de toute façon ils peuvent compter sur moi, je me suis toujours bien occupé de ta maman alors c'est pas maintenant que ça va changer. Je suis fort comme papa tu le sais, mais il y a des choses que je n'arrive pas à faire comme maman.
Moi je n'ai pas pu au départ regarder toutes ces photos de toi, ces vidéos, ça me faisait trop de peine, je ne voulais pas accepter que je ne te verrais plus que sur du papier ou à la TV alors quand maman sortait les albums ou le caméscope je préférais me retirer ailleurs pour ne pas pleurer devant elle, car je ne voulais pas qu'elle voit que j'étais faible, j'avais l'impression que si je ne pleurait pas trop devant maman elle serait rassurée quant à ma capacité et ma volonté à l'aider et à la soutenir.
Alors j'ai joué le fort à bras, les gens téléphonaient pour prendre de nos nouvelles, savoir si je m'occupais bien de maman, j'essayais de les rassurer du mieux que je pouvais, je faisais de mon mieux. Ensuite, les gens s'étonnaient que je ne parle que de maman alors ils ont commencé à me dire « et toi comment ça va toi ? », je me contentais de répondre « moi ? Vous savez, si Laeti va bien, je vais bien ». Ta maman, je l'aime tellement tu sais que j'ai super confiance en moi, je pense prendre les bonnes décisions et adopter les bonnes attitudes.
Elle m'a dit peut de temps après que l'on t'accompagne pour ton dernier voyage que je lui redise maintenant que je ne voulais que des filles comme futurs enfants, je lui ai répondu que non, que je m'étais trompé, qu'en dépit de ton énergie débordante qui nous a parfois épuisée le manque et le gouffre que ton absence à causé, j'avais la volonté d'avoir encore un petit bout comme toi. Je sens que l'on va y arriver, je m'accroche à maman et maman me le rend en me faisant de belles déclarations d'amour sur le blog qu'elle a crée pour toi, comme une reconnaissance pour tout ce que je lui apporte chaque jour :
Mon homme est plus présent que jamais, il s'occupe de moi, me chouchoute... tout l'amour que j'avais pour lui me paraissait tellement grand que je ne pouvais l'aimer d'avantage, mais là, je me rend compte que j l'aime encore plus, je savais depuis le début que c'était lui l'homme de ma vie, et chaque jour qui passe, dans tous les moments douloureux je me dit que j'ai vraiment eu raison, personne n'aurait pu faire ce qu'il fait pour moi, c'est tellement énorme... Je t'aime mon amour, et comme on se l'est promis un 13 Août 2005, POUR LA VIE !!!
Alors les premiers temps sans toi sont remplis de frustrations, de larmes, de haine, de désespoir, de peur, de cauchemars, d'impuissance, on essaie de faire nos journées tant bien que mal, nos amis sont présents, nous changent les idées. J'imagine trop naïvement que les choses qui selon moi ne pourraient pas être pires vont s'arranger peu à peu, qu'on aura de nouveau la possibilité d'être heureux, différemment bien sûr mais heureux quand même. Les jours passent, les semaines, les mois et la fissure que je n'avais pas remarquée se change en fossé et nous sépare. Plus rien ne subsiste de notre vie d'avant, tout n'est que ruine.
on amour, si tu savais comme tu me manques, il ne se passe pas une heure sans que je ne pense à toi, pas une journée sans que je pleure sur notre triste vie, quel gâchis, on avait tout pour être heureux et en plus on en était conscient...Je t'aime mon Timéo.
